Hermann Wendler

Les meilleurs artistes du 55e Salon d’art contemporain de Montrouge

Posted in Art by hermannwendler on May 6, 2010

À mon avis les meilleurs artistes du 55e Salon d’art contemporain de Montrouge sont: Stéphanie Cherpin, Aymeric Ebrard et Rebecca Digne.

Stéphanie Cherpin, Starving in the belly of a whale, 2009, Matériaux mixtes, 300 x 400 x 145 cm

Au départ j’ai trouvé la sculpture “Starving in the belly of a whale” de Stéphanie Cherpin un peu incommode dans un sens négatif. Mais pendent le vernissage je suis plusieurs fois retourné regarder cette sclupture. C’est quasiment seulement devant “Starving in the belly of a whale” que j’ai senti une véritable présence physique. Evidamment je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Gordon Matta-Clark.

“Starving in the belly of a whale” se distingue beaucoup du “chichi” très présent dans l’art contemporain. J’ai été particulièrement touché par la fixation de cette sculpture. On sent le poids de cet objet, il y a une tension énorme très présente. J’aurais attribué un prix à cette sculpture.

photo_hermann_wendler

Stéphanie Cherpin, Starving in the belly of a whale, 2009, Détail


S’il y a un parmi les trois lauréats qui a mérité le prix, c’est Aymeric Ebrard.

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Aymeric Ebrard, vue d'installation au Salon de Montrouge 2010

C’est très admirable à quel point les objets se confondent avec l’environnement. Le trou dans la cimaise a-t-il été oublié ou est-ce que Aymeric Ebrard l’a ordonné? On n’a qu’à regarder dans cette ouverture (qui est une fausse ouverture, plutôt une vitrine) et on a la réponse. Le rapport entre ce qui reste (d’un radiateur?) et le carré au sol tracé par un scotch est également intrigant. Quel est la geste de l’artiste? La caisse ouverte en plastique? le scotch par terre?

L’emplacement des objets au mur semble aléatoire mais est très bien maîtrisé.

Ces objets mis en espace de cette manière me font pensé à Cy Twombly qui faisait des peintures où l’on avait l’impression que la peinture est arrivée tout seul sur la toile: seulement un humble geste semble nécessaire pour créer du sens. En regardant cette installation j’ai l’impression que quelqu’un est venu, a vécu, a pensé et a laissé une trace.

Peut-être que l’on peut trouver un certain humour dans les pièces de Fabien Souche, mais La Limite de Chandrasekhar, 2009 de Aymeric Ebrard est tellement plus drôle (j’adore cette pièce!) car l’humour est beaucoup plus latent,  délicat. Cet humour est entre autre lié au fait que les hommes (qui applaudissent) semblent sourire et savoir ce que Aymeric Ebrard a fait de cette photo. Ces hommes semblent jouer le jeux de l’artiste qu’ils ne pouvaient évidamment pas connaître. C’est en quelque sorte l’artiste qu’ils félicitent! Les pièces de Fabien Souche sont très efficaces (il pourrait certainement faire une bonne carrière dans la publicité) mais ne suffisent pas pour continuer l’histoire de l’art car ces pièces s’épuisent trop vite.  En réalité ces pièces ne sont pas beaucoup plus que des simples jeux de mot. Elles sont réductibles à des idées.

Aymeric Ebrard, La Limite de Chandrasekhar, 2009

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One Response

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  1. neil beloufa said, on May 9, 2010 at 16:04

    t as pas bon gout


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